On va mettre les pieds dans le plat tout de suite. Quand on commence à organiser un mariage juif, on a souvent l’impression que les chiffres sur les devis comportent un zéro de trop, n’est-ce pas ? Entre le traiteur cacher qui doit gérer une logistique de ministre, la location de la salle et l’orchestre, le budget peut grimper aussi vite que la température sur la piste de danse. C’est le moment où vous regardez votre compte en banque et où vous vous demandez si vous avez vraiment besoin de manger tous les jours pendant les dix prochaines années.
Pas de panique. Le secret n’est pas d’avoir un budget illimité, mais de savoir où mettre votre argent pour créer de l’émotion. Posez-vous cette question simple : dans dix ans, de quoi vos invités se souviendront-ils ? Je vous le donne en mille. Ils se souviendront s’ils ont bien mangé et s’ils se sont amusés. C’est tout. Personne, je dis bien personne, ne se rappellera de la couleur des serviettes ou si les chaises avaient des housses en satin ou en lycra.
Alors, mon conseil d’ami : misez tout sur le traiteur et la musique. Ce sont les deux piliers de la « Simha » (la joie). Si le foie gras est délicieux et que l’orchestre met le feu dès l’entrée des mariés, votre mariage est réussi à 90%. Pour le reste, soyez malins. Les fleurs ? Elles finiront fanées le lendemain, alors pourquoi ne pas opter pour des compositions plus simples et de saison ? Les faire-part ? Un design élégant mais simple fait tout aussi bien l’affaire qu’une carte avec dorure à chaud et découpe laser qui coûte le prix d’un smartphone.
Il faut accepter de faire des choix. C’est un peu comme rénover une maison : si vous voulez le marbre italien dans la cuisine, vous mettrez peut-être du carrelage standard dans la buanderie. Et c’est très bien comme ça ! Ne culpabilisez pas de comparer les prix ou de négocier un peu. Votre mariage ne sera pas moins beau ou moins « kadosh » (saint) parce que vous n’avez pas pris l’option feu d’artifice à minuit. Au contraire, commencer sa vie de couple sans être criblé de dettes, c’est peut-être ça, le vrai départ idéal.
Allez, sortez votre calculatrice, respirez un grand coup et rappelez-vous : l’ambiance ne s’achète pas, elle se crée avec votre énergie et votre amour. Et ça, c’est gratuit.


